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Jarvan IV/Jugement

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Jugement de la LeagueModifier

Candidat : Jarvan IV

Date : 2 Mars, 21 CLE

OBSERVATION

Le jeune invocateur demacien qui avait été initialement nommé pour accueillir Jarvan a, hélas, eu un accident infortuné. Il a fallu le remplacer au dernier moment par un jeune invocateur de Bilgewater aux dents longues. Il semblerait que le remplaçant a inscrit Jarvan pour un Jugement rapide et il sera donc jugé, mais pas par la League.

Il approche du Grand Hall, plein d'arrogance. Tout comme son père, il considère que c'est pour les autres un honneur de le rencontrer. Son armure est clinquante et peu pratique, décorée de trophées pris sur des bêtes vaincues ; sans même prononcer un mot, il ne fait que se vanter. Il a l'allure exubérante de tous ces chiens de Lightshield ; des hommes faits pour brandir des gourdins bien plus que pour détenir l'autorité. Il se comporte comme un enfant gâté, il est hautain et, à l'évidence, il ne mérite pas le respect qu'on lui montre.

Il marche fièrement jusqu'aux portes, bête forte et fière qu'il faut domestiquer. Il franchit le portail, avance dans la lumière... et dans le creux de ma main.

Bienvenue, Jarvan ; j'ai longtemps attendu ce moment.

RÉFLEXION

La royauté a des avantages. Les paroles mesurées de son père, le roi Jarvan Lightshield III, viennent interrompre les pensées du prince Jarvan. Malgré ses protestations, le roi avait insisté pour que Xin Zhao décrive en détail son Jugement de la League, afin que Jarvan sache à quoi s'attendre. C'est bien entendu interdit par le règlement de la League, mais, comme son père l'avait dit, c'était une « infraction nécessaire ». L'épreuve ne semblait pas si difficile, une fois qu'on connaissait l'astuce. Entrer dans la pièce, affronter une vision dérangeante issue de son passé et répondre à quelques questions. Jarvan était amer à l'idée de ne pas avoir sa chance de surmonter sans tricher cette épreuve. Que vaut un prince qui triche pour surmonter un obstacle que ses sujets peuvent surmonter ? Il fronça les sourcils ; une expression qu'un homme public tel que lui n'a guère le droit d'utiliser, mais qui ne semblait pas déplacée ici, dans ces lieux sombres et silencieux.

Xin avait décrit la chambre de la Réflexion comme « aussi épaisse que les boues abyssales », et cette description semblait un peut trop dramatique une fois confrontée à la réalité. Elle était sombre, certes, mais pour le reste, assez ordinaire. L'absence de lumière ne parvenait même pas à masquer la présence d'une autre personne ou entité dans la salle. Jarvan avait décidé de se contenter d'attendre, et de laisser quiconque se trouvait là continuer cette mascarade imbécile.

De l'autre côté de l'antichambre, l'individu restait immobile dans les ombres. Il ne devait pas être à plus de 3 ou 4 mètres de Jarvan. Jarvan ne lui prêta guère d'attention, attendant que sa vision commence. Toutefois, au lieu d'être aspiré dans un mirage fantastique, comme il s'y attendait, Jarvan resta dans une pénombre ordinaire lorsqu'il fut attaqué par celui qui se trouvait face à lui.

Jarvan n'était pas préparé. La forme devant lui ouvrit de grandes ailes d'onyx avant de plonger sur lui. Jarvan tenta de reculer et de prendre une posture défensive, mais des serres tranchantes déchirèrent le sol à ses pieds et se plantèrent dans ses jambes, l'immobilisant sur place. Des créatures noires envahirent les airs autour de lui, s'acharnant sur ses chairs exposées. La douleur fit tressaillir ses sens. L'ombre était pratiquement sur lui, s'approchant dans un but parfaitement identifié. Six yeux brûlant d'un rouge plus vif que le sang, plus ardents que des braises, le fixaient ; Jarvan pouvait sentir la haine qui les habitait.

Swain.

Jarvan s'arracha des serres qui retenaient ses jambes, ne prêtant aucune attention à la douleur provoquée par les déchirures dans sa peau. Sa lance plongea vers l'avant, visant ce qui semblait être le cœur de sa cible. Elle frappa le torse du monstre ailé, s'enfonçant toujours plus profondément. Poussant un cri à glacer le sang, Jarvan souleva Swain dans les airs avant de le projeter en arrière contre le mur. La silhouette angoissante s'écrasa contre la froide surface avant de glisser au sol.

Jarvan se retourna, du venin plein les yeux. « Si vous voulez une démonstration, vous avez choisi l'adversaire idéal ! » Il chargea, bien décidé à trancher la tête de Swain, qu'il soit vrai ou pas. Il ne parvint à faire qu'un seul pas avant que de l'énergie transperce les airs et le brûle à travers son armure. Une odeur de chair grillée remplit la pièce tandis que le rayon le traversait de part en part. Il fut saisi d'une angoisse terrifiante et ne pouvait même plus s'entendre hurler.

Des torches s'allumèrent autour de la pièce et Swain, dans sa forme humaine, se tenait là où il avait été projeté. Son corbeau volait à ses côtés, le rayon d'énergie partant de son bec. Une large tache rougeâtre se dessinait sur le torse de Swain.

« Je n'ai pas besoin d'une démonstration, Prince. » Swain cracha ce mot comme s'il s'agissait d'un ver arraché d'un morceau de viande. « Votre défaite "malheureuse" sera due à une regrettable erreur de la League et sera très satisfaisante ; je n'ai aucun doute là-dessus. Je me demande ce que votre père pensera de son traité ensuite... » Il ferma les poings et de puissants courants magiques se déchaînèrent de l'un à l'autre. Il ouvrit ensuite les poings et l'explosion magique qui s'ensuivit amplifia encore la puissance du corbeau. Les yeux de Jarvan s'écarquillèrent de douleur. Il tomba à genoux.

« Vous êtes un pénible idiot, Demacien. Aucun tact, aucune finesse. Vous appeler mon rival me rend malade. Je suis impatient d'en finir avec vous ; peut-être qu'un adversaire de valeur prendra votre place. » Et tandis qu'il parlait, Swain commença à changer de forme. Il grossissait, s'étirait, se transformait de façon hideuse devant les yeux de Jarvan. Des corbeaux sortirent de son corps, plongeant sur Jarvan et le déchirant de leurs becs. Tandis que les oiseaux se ruaient sur lui, les torches de la pièce clignotèrent et s'éteignirent l'une après l'autre. Quand la dernière torche fut éteinte, la seule chose que Jarvan pouvait encore voir, c'était les six points rouges assoiffés de sang sur la tête défigurée de Swain. Les points se troublèrent alors que sa vision disparaissait et bientôt, il ne resta plus que les ténèbres les plus profondes.

Jarvan était à un endroit où il avait déjà été, loin de l'institut, au croisement entre la vie et la mort. Il se tenait là devant le précipice de la paix éternelle, le portail du sommeil. .Il tendit la main, comme il l'avait déjà si souvent fait, pour sentir la chaleur de sa peau. Un jour... pas tout de suite.

Il avait les yeux fermés... Un son grandissait en lui, provenant de plus loin que son corps, de plus loin que son âme. Il se déployait, s'étendait, s'ouvrait. Il explosa dans son cœur, brûla dans ses veines, ralluma ses muscles. Quand il s'échappa de ses lèvres, le son était devenu vivant, aussi formidable et aussi furieux que les corbeaux qui déchiraient sa chair. Le son était empli des voix de ses ancêtres. Le cri de guerre d'un guerrier de Demacia, le rugissement d'un prince. Quand le son parvint à ses oreilles, les yeux de Jarvan se rouvrirent brutalement. Ce n'était plus les yeux d'un homme. Ils annonçaient dans les flammes l'arrivée d'une bête, le réveil d'un roi. Ils se posèrent sur Swain.

Jarvan bondit sur ses pieds, brisant les chaînes de serres, fracassant les becs acérés. Il plongea en avant, abandonnant sa lance. Les yeux de Swain trahirent sa surprise quand Jarvan le saisit au cou d'une main et le souleva de terre. Jarvan continua dans son élan, fracassant le corps de Swain contre le mur derrière lui. Il resserra son étreinte sur le cou de son ennemi, sentant l'air tenter de se frayer un passage entre ses doigts. Il avait un sourire dément sur le visage en entendant le souffle hoquetant de son adversaire.

« Du tact ? De la finesse ? Il n'y a, à la guerre, que le vainqueur et les morts, Noxien ! » Jarvan sentait vaguement les corbeaux qui arrachaient des bouts de chair, transmettant sa force vitale à Swain. Il sentait la mort se rapprocher au bord de son champ de vision. Il consacra tout ce qu'il lui restait d'énergie à serrer le plus fort possible, bien décidé à ne pas mourir avant d'avoir vu la vie s'enfuir des yeux gonflés de Swain. Les deux adversaires étaient verrouillés l'un contre l'autre, les pieds dans une mare de sang ; aucun des deux ne voulait mourir avant l'autre.

« ASSEZ ! » Une voix résonna dans tous les couloirs de l'Institut. Jarvan fut soudain arraché loin de Swain, propulsé dans les airs par une force inconnue. Il s'arrêta juste avant de s'écraser contre le mur opposé, suspendu dans les airs deux mètres au-dessus du sol. Swain pendouillait à la même hauteur de l'autre côté de la pièce, à nouveau dans sa forme humaine. Tous les corbeaux, sauf celui qui l'accompagnait toujours, avaient disparu.

La Haute Conseillère Vessaria Kolminye retira son capuchon et son regard fixa d'abord Jarvan, puis Swain. « Qu'est-ce que vous pensiez faire, Swain ? Cet endroit est un sanctuaire. Vos mesquineries n'y seront pas tolérées. » Elle se tourna ensuite vers Jarvan. « Vous serez accepté dans la League pour des raisons évidentes, mais n'allez pas croire que vos relations politiques vous protégeront contre la League si vous cherchez à vous venger. » Elle serra les dents. « Priez que je ne vous revois plus jamais faire preuve d'un tel manque de respect ou vous souffrirez les destins que vous envisagiez l'un pour l'autre aujourd'hui. »

Vessaria tourna le poignet et Swain traversa les airs, expédié hors de la pièce comme une poupée projetée dans les airs. Vessaria fila derrière lui, agitant la tête de dégoût. Jarvan s'écrasa sans grâce sur le sol, grognant de douleur. Il s'appuya sur sa lance pour se remettre péniblement sur ses pieds. Les portes de la League semblaient être à des kilomètres. Il avait contemplé la mort. Tandis qu'il déployait toute sa volonté pour avancer, les paroles de son père résonnaient dans sa tête. Un petit sourire se dessinait sur ses lèvres.

La royauté a des avantages...

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