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Jarvan IV/Historique

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Champion Historique Stratégie Skins & Faits Divers

HistoireModifier

La dynastie Lightshield, famille royale de Demacia depuis plusieurs siècles, s'emploie inlassablement à faire la guerre contre tous ceux qui s'opposent à l'éthique demacienne. On raconte même que chaque enfant Lightshield naît avec une haine farouche de Noxus dans le sang. Jarvan IV est fidèle à cette tradition, bien qu'il s'agisse du premier Lightshield à avoir grandi après la fondation de la League of Legends. Comme ses ancêtres avant lui, il mena les armées de Demacia au-devant des forces noxiennes et fut blessé à plus d'une occasion en combattant auprès de ses frères d'armes. Il connut une défaite cinglante lorsqu'un bataillon noxien mené par SwainPortrait.png Jericho Swain parvint à le capturer. Une défaite qui lui valut de frôler la mort entre les mains UrgotPortrait.png d'Urgot, avant d'être sauvé de justesse par le Détachement Hardi, un groupe de combattants d'élite demaciens dirigé par GarenPortrait.png Garen, ami d'enfance de Jarvan.

Ses proches savaient à quel point cette défaite l'avait affecté. Pour emprunter les mots de XinZhaoPortrait.png Xin Zhao : "Ses yeux ne semblaient jamais vous regarder, ils fixaient un point incertain sans se soucier de ce qui aurait pu l'en détourner." Un jour, sans crier garde, Jarvan IV rassembla un peloton de soldats demaciens et quitta le pays en quête de "rédemption". Il commença par pourchasser les bêtes les plus féroces et les bandits les plus dangereux du nord de Valoran, mais s'en lassa bien vite. Lui seul connaissait l'objet de cette recherche qui le mena finalement au-delà de la Grande Barrière. Pendant deux années, il ne donna plus aucune nouvelle. Alors que beaucoup le croyaient disparu à jamais, il fit un retour en fanfare dans les rues de Demacia. Les plaques de son armure étaient décorées des os et des écailles de créatures jusque-là inconnues. Au fond de ses yeux, on pouvait lire une sagesse inestimable. Des douze soldats qui étaient partis à ses côtés, seuls deux étaient revenus. D'une voix aussi dure que l'acier, il jura d'abattre de ses mains tous les ennemis de Demacia.

« Il n'existe qu'une seule vérité et vous la trouverez à la pointe de ma lance. »
 – Les dernières paroles de Jarvan IV avant son exécution interrompue

Jugement de la LeagueModifier

Candidat : Jarvan IV

Date : 2 Mars, 21 CLE

OBSERVATION

Le jeune invocateur demacien qui avait été initialement nommé pour accueillir Jarvan a, hélas, eu un accident infortuné. Il a fallu le remplacer au dernier moment par un jeune invocateur de Bilgewater aux dents longues. Il semblerait que le remplaçant a inscrit Jarvan pour un Jugement rapide et il sera donc jugé, mais pas par la League.

Il approche du Grand Hall, plein d'arrogance. Tout comme son père, il considère que c'est pour les autres un honneur de le rencontrer. Son armure est clinquante et peu pratique, décorée de trophées pris sur des bêtes vaincues ; sans même prononcer un mot, il ne fait que se vanter. Il a l'allure exubérante de tous ces chiens de Lightshield ; des hommes faits pour brandir des gourdins bien plus que pour détenir l'autorité. Il se comporte comme un enfant gâté, il est hautain et, à l'évidence, il ne mérite pas le respect qu'on lui montre.

Il marche fièrement jusqu'aux portes, bête forte et fière qu'il faut domestiquer. Il franchit le portail, avance dans la lumière... et dans le creux de ma main.

Bienvenue, Jarvan ; j'ai longtemps attendu ce moment.

RÉFLEXION

La royauté a des avantages. Les paroles mesurées de son père, le roi Jarvan Lightshield III, viennent interrompre les pensées du prince Jarvan. Malgré ses protestations, le roi avait insisté pour que Xin Zhao décrive en détail son Jugement de la League, afin que Jarvan sache à quoi s'attendre. C'est bien entendu interdit par le règlement de la League, mais, comme son père l'avait dit, c'était une « infraction nécessaire ». L'épreuve ne semblait pas si difficile, une fois qu'on connaissait l'astuce. Entrer dans la pièce, affronter une vision dérangeante issue de son passé et répondre à quelques questions. Jarvan était amer à l'idée de ne pas avoir sa chance de surmonter sans tricher cette épreuve. Que vaut un prince qui triche pour surmonter un obstacle que ses sujets peuvent surmonter ? Il fronça les sourcils ; une expression qu'un homme public tel que lui n'a guère le droit d'utiliser, mais qui ne semblait pas déplacée ici, dans ces lieux sombres et silencieux.

Xin avait décrit la chambre de la Réflexion comme « aussi épaisse que les boues abyssales », et cette description semblait un peut trop dramatique une fois confrontée à la réalité. Elle était sombre, certes, mais pour le reste, assez ordinaire. L'absence de lumière ne parvenait même pas à masquer la présence d'une autre personne ou entité dans la salle. Jarvan avait décidé de se contenter d'attendre, et de laisser quiconque se trouvait là continuer cette mascarade imbécile.

De l'autre côté de l'antichambre, l'individu restait immobile dans les ombres. Il ne devait pas être à plus de 3 ou 4 mètres de Jarvan. Jarvan ne lui prêta guère d'attention, attendant que sa vision commence. Toutefois, au lieu d'être aspiré dans un mirage fantastique, comme il s'y attendait, Jarvan resta dans une pénombre ordinaire lorsqu'il fut attaqué par celui qui se trouvait face à lui.

Jarvan n'était pas préparé. La forme devant lui ouvrit de grandes ailes d'onyx avant de plonger sur lui. Jarvan tenta de reculer et de prendre une posture défensive, mais des serres tranchantes déchirèrent le sol à ses pieds et se plantèrent dans ses jambes, l'immobilisant sur place. Des créatures noires envahirent les airs autour de lui, s'acharnant sur ses chairs exposées. La douleur fit tressaillir ses sens. L'ombre était pratiquement sur lui, s'approchant dans un but parfaitement identifié. Six yeux brûlant d'un rouge plus vif que le sang, plus ardents que des braises, le fixaient ; Jarvan pouvait sentir la haine qui les habitait.

Swain.

Jarvan s'arracha des serres qui retenaient ses jambes, ne prêtant aucune attention à la douleur provoquée par les déchirures dans sa peau. Sa lance plongea vers l'avant, visant ce qui semblait être le cœur de sa cible. Elle frappa le torse du monstre ailé, s'enfonçant toujours plus profondément. Poussant un cri à glacer le sang, Jarvan souleva Swain dans les airs avant de le projeter en arrière contre le mur. La silhouette angoissante s'écrasa contre la froide surface avant de glisser au sol.

Jarvan se retourna, du venin plein les yeux. « Si vous voulez une démonstration, vous avez choisi l'adversaire idéal ! » Il chargea, bien décidé à trancher la tête de Swain, qu'il soit vrai ou pas. Il ne parvint à faire qu'un seul pas avant que de l'énergie transperce les airs et le brûle à travers son armure. Une odeur de chair grillée remplit la pièce tandis que le rayon le traversait de part en part. Il fut saisi d'une angoisse terrifiante et ne pouvait même plus s'entendre hurler.

Des torches s'allumèrent autour de la pièce et Swain, dans sa forme humaine, se tenait là où il avait été projeté. Son corbeau volait à ses côtés, le rayon d'énergie partant de son bec. Une large tache rougeâtre se dessinait sur le torse de Swain.

« Je n'ai pas besoin d'une démonstration, Prince. » Swain cracha ce mot comme s'il s'agissait d'un ver arraché d'un morceau de viande. « Votre défaite "malheureuse" sera due à une regrettable erreur de la League et sera très satisfaisante ; je n'ai aucun doute là-dessus. Je me demande ce que votre père pensera de son traité ensuite... » Il ferma les poings et de puissants courants magiques se déchaînèrent de l'un à l'autre. Il ouvrit ensuite les poings et l'explosion magique qui s'ensuivit amplifia encore la puissance du corbeau. Les yeux de Jarvan s'écarquillèrent de douleur. Il tomba à genoux.

« Vous êtes un pénible idiot, Demacien. Aucun tact, aucune finesse. Vous appeler mon rival me rend malade. Je suis impatient d'en finir avec vous ; peut-être qu'un adversaire de valeur prendra votre place. » Et tandis qu'il parlait, Swain commença à changer de forme. Il grossissait, s'étirait, se transformait de façon hideuse devant les yeux de Jarvan. Des corbeaux sortirent de son corps, plongeant sur Jarvan et le déchirant de leurs becs. Tandis que les oiseaux se ruaient sur lui, les torches de la pièce clignotèrent et s'éteignirent l'une après l'autre. Quand la dernière torche fut éteinte, la seule chose que Jarvan pouvait encore voir, c'était les six points rouges assoiffés de sang sur la tête défigurée de Swain. Les points se troublèrent alors que sa vision disparaissait et bientôt, il ne resta plus que les ténèbres les plus profondes.

Jarvan était à un endroit où il avait déjà été, loin de l'institut, au croisement entre la vie et la mort. Il se tenait là devant le précipice de la paix éternelle, le portail du sommeil. .Il tendit la main, comme il l'avait déjà si souvent fait, pour sentir la chaleur de sa peau. Un jour... pas tout de suite.

Il avait les yeux fermés... Un son grandissait en lui, provenant de plus loin que son corps, de plus loin que son âme. Il se déployait, s'étendait, s'ouvrait. Il explosa dans son cœur, brûla dans ses veines, ralluma ses muscles. Quand il s'échappa de ses lèvres, le son était devenu vivant, aussi formidable et aussi furieux que les corbeaux qui déchiraient sa chair. Le son était empli des voix de ses ancêtres. Le cri de guerre d'un guerrier de Demacia, le rugissement d'un prince. Quand le son parvint à ses oreilles, les yeux de Jarvan se rouvrirent brutalement. Ce n'était plus les yeux d'un homme. Ils annonçaient dans les flammes l'arrivée d'une bête, le réveil d'un roi. Ils se posèrent sur Swain.

Jarvan bondit sur ses pieds, brisant les chaînes de serres, fracassant les becs acérés. Il plongea en avant, abandonnant sa lance. Les yeux de Swain trahirent sa surprise quand Jarvan le saisit au cou d'une main et le souleva de terre. Jarvan continua dans son élan, fracassant le corps de Swain contre le mur derrière lui. Il resserra son étreinte sur le cou de son ennemi, sentant l'air tenter de se frayer un passage entre ses doigts. Il avait un sourire dément sur le visage en entendant le souffle hoquetant de son adversaire.

« Du tact ? De la finesse ? Il n'y a, à la guerre, que le vainqueur et les morts, Noxien ! » Jarvan sentait vaguement les corbeaux qui arrachaient des bouts de chair, transmettant sa force vitale à Swain. Il sentait la mort se rapprocher au bord de son champ de vision. Il consacra tout ce qu'il lui restait d'énergie à serrer le plus fort possible, bien décidé à ne pas mourir avant d'avoir vu la vie s'enfuir des yeux gonflés de Swain. Les deux adversaires étaient verrouillés l'un contre l'autre, les pieds dans une mare de sang ; aucun des deux ne voulait mourir avant l'autre.

« ASSEZ ! » Une voix résonna dans tous les couloirs de l'Institut. Jarvan fut soudain arraché loin de Swain, propulsé dans les airs par une force inconnue. Il s'arrêta juste avant de s'écraser contre le mur opposé, suspendu dans les airs deux mètres au-dessus du sol. Swain pendouillait à la même hauteur de l'autre côté de la pièce, à nouveau dans sa forme humaine. Tous les corbeaux, sauf celui qui l'accompagnait toujours, avaient disparu.

La Haute Conseillère Vessaria Kolminye retira son capuchon et son regard fixa d'abord Jarvan, puis Swain. « Qu'est-ce que vous pensiez faire, Swain ? Cet endroit est un sanctuaire. Vos mesquineries n'y seront pas tolérées. » Elle se tourna ensuite vers Jarvan. « Vous serez accepté dans la League pour des raisons évidentes, mais n'allez pas croire que vos relations politiques vous protégeront contre la League si vous cherchez à vous venger. » Elle serra les dents. « Priez que je ne vous revois plus jamais faire preuve d'un tel manque de respect ou vous souffrirez les destins que vous envisagiez l'un pour l'autre aujourd'hui. »

Vessaria tourna le poignet et Swain traversa les airs, expédié hors de la pièce comme une poupée projetée dans les airs. Vessaria fila derrière lui, agitant la tête de dégoût. Jarvan s'écrasa sans grâce sur le sol, grognant de douleur. Il s'appuya sur sa lance pour se remettre péniblement sur ses pieds. Les portes de la League semblaient être à des kilomètres. Il avait contemplé la mort. Tandis qu'il déployait toute sa volonté pour avancer, les paroles de son père résonnaient dans sa tête. Un petit sourire se dessinait sur ses lèvres.

La royauté a des avantages...

DialogueModifier

En sélection
  • Play  « Je jure que nous en finirons. »
Attaque
  • Play  « J'adore les défis. »
  • Play  « Sus à l'ennemi ! »
  • Play  « Écrasons leurs troupes ! »
  • Play  « Voici mon châtiment ! »
  • Play  « Il n'y a qu'à agir et mourir. »
Mouvement
  • Play  « Protégeons les justes. »
  • Play  « Pour mon père, le roi. »
  • Play  « Pas de quartier pour le mal. »
  • Play  « Trouvez-moi des ennemis plus forts. »
  • Play  « Qui ose me défier ? »
  • Play  « Suivez-moi, mes fidèles compagnons. »
  • Play  « Demacia pour toujours. »
  • Play  « C'est un beau jour pour mourir. »
  • Play  « Nous nous reposerons quand nous serons morts. »
Blague

Jarvan IV prend une pose héroïque et entame un discours, mais il se fait mal au pied.

  • Play  « Je détruirai toute armée. J'aplatirai toute montagne. Je bondirai par dessus les.... Aaah, mon pied ! »
  • Play  « La vigilance est la clé de la victoire. Ne baissez jamais votre ga..... Aaah, aille. »
Provocation
  • Play  « Allez chercher le reste de votre équipe. Je vous attends. »
  • Play  « Mon arme vous plaît ? Venez donc la voir de plus près. »
  • Play  « Demacia prévaudra. »
En utilisant Jarvan IV Cataclysme.png Cataclysme

  • Play  « Au nom du roi ! »
  • Play  « Demacia ! »
  • Play  « Demacia ! »

  • Play  « Au nom du roi ! »
  • Play  « Au nom du roi ! »
  • Play  « Demacia ! »
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En mourant
  • Play  « Je ne dois pas échouer. »
Rire
  • Play  Jarvan IV rit.
  • Play  Jarvan IV rit.
  • Play  Jarvan IV rit.
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DéveloppementModifier

Aperçu du ChampionModifier

Annoncé par Ymir.[1]

Jarvan IV Aperçu.jpg

On dit souvent qu'on peut mesurer la valeur d'un homme simplement à son allure. Cela s'applique aussi s'il porte une armure lourde et s'il manie une énorme lance. Je suis donc heureux de vous présenter Jarvan IV, l'Exemple demacien, un homme dont l'équipement peut légitimement donner une indication sur la nature de sa personnalité. Mais l'habit ne fait pas le moine. Nous sommes en effet en présence du prince héritier de Demacia et, autant le dire, de la classe incarnée.

Historique des Mises à JourModifier

RéférencesModifier

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